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La Dette Métabolique
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La Dette Métabolique

Le corps a une capacité finie à absorber les changements. Dépasser la limite, c'est devenir Instable.

Le Corps qui Paie

Le corps a une capacité finie à absorber les changements. La dette métabolique, c’est la mesure de cette capacité. Un plafond invisible que chaque praticien porte en lui.

La Mécanique

Seule l’Écriture alimente la dette. Modifier le vivant, soi-même ou un autre, force le corps à dépenser de l’énergie. Plus la modification est complexe, plus le pic de dette est élevé. Exploiter un gène primaire pendant l’opération alourdit encore le pic.

La Lecture ne génère pas de dette. Son coût est ailleurs, sur l’autre compteur, l’Empreinte, qui mesure ce que le Lecteur perd de sa frontière à force d’ouvrir sa perception. Un Lecteur pur peut travailler toute sa vie sans toucher à la dette métabolique. Un Écrivain pur peut travailler toute sa vie sans toucher à l’Empreinte. C’est l’asymétrie qui structure les binômes professionnels.

Les gènes physiques créent une consommation constante, mais seulement pendant la période d’adaptation. Un gène permanent qui a fini de s’intégrer ne coûte presque plus rien, juste un surcoût calorique négligeable. Un gène temporaire, lui, ne finit jamais de s’intégrer. Le corps est en adaptation permanente, ce qui draine la capacité sans relâche.

Les greffes ont leurs propres besoins. Le corps doit les nourrir, les maintenir. C’est un coût en ressources, pas en dette métabolique.

L’interaction est ce qui rend le système cruel. Un praticien en pleine adaptation à un gène physique a moins de marge pour ses pouvoirs. Sa capacité est déjà entamée.

S’approcher de la limite

La fatigue, la faim, l’épuisement. C’est ce que les écoles enseignent. C’est la partie rassurante. Mais plus un praticien s’approche de sa limite, plus les effets secondaires s’aggravent. Le corps signale, de plus en plus fort, qu’il ne peut plus suivre.

Un praticien au bout du chemin, la dette se lit sur le corps

Dépasser la limite

Le code génétique se déstabilise. Des modifications apparaissent seules, involontaires, imprévisibles. Des pouvoirs s’activent sans commande, le filum vitae pulse en cyan de façon erratique. Le corps se réécrit sans ordre. Les praticiens touchés, on les appelle les Instables. Leur code ne sait plus s’arrêter de changer.

L’instabilité est progressive. D’abord des changements cosmétiques, des tics corporels. Puis des gènes qui s’activent seuls. Puis des transformations physiques de plus en plus marquées. La tendance est toujours vers plus de changement.

Les Instables dans les rues de Turrith

Ce que les Guildes ne disent pas

Les Instables ne sont pas des accidents. Ce sont des praticiens, souvent des Écrivains, qui ont donné trop, trop souvent, pour un système qui ne leur a jamais dit d’arrêter.